Téléphone et Internet au Nigeria
Indicatif et numérotation
L'indicatif international du Nigeria est le 234. Un numéro mobile s'écrit localement avec un zéro initial, que remplace l'indicatif lors d'un appel depuis l'étranger. Le préfixe de sortie pour les appels internationaux passés depuis le pays est le 009. Les lignes fixes, peu répandues, conservent des indicatifs de zone, 1 pour Lagos et 9 pour Abuja.
Opérateurs mobiles
Quatre réseaux se partagent le marché, MTN Nigeria, Airtel Nigeria, Globacom et 9mobile, sous la supervision de la Nigerian Communications Commission. MTN et Airtel disposent de la couverture la plus étendue hors des grandes agglomérations. La concurrence maintient des tarifs bas pour la voix et pour les données, et la formule prépayée domine très largement le marché.
Pénétration mobile et usages
Le mobile constitue le mode d'accès dominant aux télécommunications, la téléphonie fixe étant restée marginale. Les abonnements dépassaient 90 lignes pour 100 habitants dès 2019, ce qui plaçait le pays parmi les 10 premiers marchés mondiaux en volume. Le nombre d'internautes était estimé à environ 129 millions en février 2025, situant le Nigeria au sixième rang mondial en valeur absolue. WhatsApp sert de canal de communication courant, pour les échanges privés comme professionnels.
Carte SIM et enregistrement
L'achat d'une carte SIM locale suppose un enregistrement à l'identité de l'acheteur, avec pièce d'identité et données biométriques. Depuis la campagne d'association des lignes au numéro d'identification national, le NIN, les résidents doivent relier chaque ligne à ce numéro sous peine de suspension. Les visiteurs de passage obtiennent une carte sur présentation du passeport, dans les boutiques officielles des opérateurs plutôt que chez les revendeurs de rue.
Internet fixe et réseaux mobiles
La quatrième génération couvre les zones urbaines et une partie des axes principaux. La cinquième génération a suivi l'attribution des fréquences en 2021 et reste concentrée sur quelques Etats, MTN et Airtel en assurant l'exploitation. Les câbles sous-marins qui atterrissent à Lagos alimentent une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest. Les coupures d'électricité pèsent sur la qualité de service, ce qui explique le recours fréquent aux batteries externes et aux routeurs mobiles.