Achats et coût de la vie au Nigeria
Monnaie et moyens de paiement
La monnaie nationale est le naira, divisé en 100 kobo et émis par la Banque centrale du Nigeria. Après l'unification et le flottement du taux de change engagés en 2023, la devise s'est fortement dépréciée, s'établissant autour de 1 480 nairas pour un dollar au taux officiel en septembre 2025, le marché parallèle évoluant à un niveau proche. Les coupures en circulation vont de 5 à 1 000 nairas, les pièces n'ayant plus d'usage réel.
Cartes bancaires et paiements mobiles
Les cartes locales Verve et les cartes internationales fonctionnent dans les enseignes urbaines et les distributeurs, avec des plafonds de retrait bas. Le virement instantané entre banques nigérianes et les applications de paiement se sont imposés dans le commerce, y compris chez de petits vendeurs. L'espèce demeure indispensable sur les marchés et dans les transports, de préférence en petites coupures.
Marchés traditionnels
Le marché de Balogun et le Computer Village d'Ikeja, tous deux à Lagos, le marché de Wuse à Abuja, le marché de Kurmi à Kano et le grand marché d'Onitsha, l'un des plus vastes d'Afrique de l'Ouest, constituent les principaux pôles commerciaux. Le marchandage y est la règle et le prix annoncé à un visiteur étranger dépasse souvent nettement le prix courant. L'affluence de fin de journée et des veilles de fête rend la circulation difficile.
Centres commerciaux et enseignes
Les galeries marchandes se sont multipliées depuis les années 2000, avec Ikeja City Mall et le Palms Shopping Mall à Lagos, ou Jabi Lake Mall à Abuja. On y trouve supermarchés, enseignes de mode, cinémas et restauration, à des prix supérieurs à ceux des marchés. Le commerce en ligne s'est développé avec des plateformes nigérianes, la livraison restant plus fiable dans les grandes villes.
Coût de la vie
L'inflation a atteint des niveaux élevés, autour de 29 % en janvier 2024, sous l'effet de la dépréciation du naira et de la fin des subventions aux carburants décidée en 2023. Les produits importés, l'électronique et les loyers urbains pèsent lourdement sur les budgets, tandis que les productions vivrières locales, igname, manioc, riz et fruits, restent accessibles sur les marchés. Les écarts de prix entre Lagos et les villes de l'intérieur sont considérables.