Santé et sécurité au Nigeria

Vaccinations et prévention

La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire et le certificat international peut être contrôlé à l'arrivée. Les vaccinations universelles à jour, l'hépatite A et B, la typhoïde et la méningite figurent parmi les recommandations habituelles pour un séjour au Nigeria. Le paludisme est présent sur tout le territoire et toute l'année, ce qui impose une double prévention, protection contre les piqûres et traitement médicamenteux prescrit avant le départ. Une fièvre survenant dans les 2 mois qui suivent le retour justifie une consultation rapide avec mention du voyage.

Risques sanitaires courants

Le paludisme demeure l'une des premières causes de mortalité dans le pays. La fièvre de Lassa connaît des flambées saisonnières, généralement entre décembre et avril, et le choléra réapparaît lors des inondations. La méningite touche périodiquement la frange sahélienne du nord. La qualité de l'eau impose de consommer de l'eau en bouteille ou traitée. La pollution de l'air dans les grandes villes compte parmi les plus élevées au monde, avec des concentrations de particules très supérieures aux seuils recommandés par l'Organisation mondiale de la santé.

Système de soins

Une offre publique et une offre privée coexistent, avec des écarts importants de niveau. Lagos et Abuja disposent de cliniques privées de standard correct pour la médecine courante, mais les capacités de réanimation et de chirurgie lourde restent limitées. Une évacuation sanitaire vers l'Europe ou l'Afrique du Sud est envisagée pour les cas graves, ce qui rend indispensable une assurance couvrant explicitement le rapatriement. Les établissements demandent un paiement préalable, souvent en espèces ou par virement.

Situation sécuritaire par région

Le niveau de risque diffère fortement d'un Etat à l'autre. Le nord-est, autour de Borno, Yobe, Adamawa, Gombe et Bauchi, ainsi qu'une large partie du delta du Niger, notamment Bayelsa, Delta, Akwa Ibom et l'Etat de Rivers hors Port Harcourt, sont formellement déconseillés par les autorités françaises. Les Etats du nord-ouest, Zamfara, Katsina et Kaduna, ainsi que le Middle Belt, sont déconseillés sauf raison impérative, l'axe reliant Abuja, Kaduna, Birnin Gwari, Funtua et Gusau restant particulièrement exposé aux enlèvements. Abuja, Lagos, Ogun, Osun et Oyo relèvent d'une vigilance renforcée.

Précautions quotidiennes

La criminalité urbaine, vols à l'arraché et cambriolages, appelle une certaine discrétion sur les objets de valeur et le recours à des transports connus plutôt qu'à des véhicules hélés dans la rue. Les déplacements de nuit hors agglomération sont formellement déconseillés. La piraterie affecte les eaux du golfe de Guinée. Les conseils aux voyageurs actualisés par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères font foi et méritent une lecture avant chaque déplacement.