Expatriation au Nigeria

Communauté étrangère et secteurs d'activité

La présence étrangère au Nigeria se concentre à Lagos, à Abuja et à Port Harcourt. Elle se répartit entre les métiers du pétrole et du gaz, les services financiers, le négoce, les télécommunications, l'ingénierie et les organisations internationales. Le premier marché d'Afrique par la population offre des perspectives commerciales importantes, contrebalancées par un environnement des affaires exigeant.

Permis de travail et résidence

L'emploi d'un salarié étranger passe par un quota d'expatriés accordé à l'entreprise, puis par un visa dit Subject to Regularization, converti après l'arrivée en carte de séjour et de travail, la CERPAC, renouvelable chaque année. La procédure relève du service nigérian de l'immigration et demande plusieurs semaines. Le conjoint et les enfants obtiennent un titre dérivé de celui du salarié.

Recherche de logement et installation

Le logement absorbe une part importante du budget, avec des loyers payables une ou 2 années d'avance dans les quartiers recherchés. Les entreprises prennent souvent en charge l'hébergement, le véhicule avec chauffeur et la scolarité des enfants. L'installation suppose une solution d'électricité de secours, groupe électrogène ou panneaux solaires, ainsi qu'un accès Internet dédié.

Banque, fiscalité et transferts

L'ouverture d'un compte local exige un numéro de vérification bancaire, le BVN, ainsi que le numéro d'identification national. Le contrôle des changes limite les transferts vers l'étranger et les conditions évoluent régulièrement. L'impôt sur le revenu des personnes physiques est prélevé par les Etats selon un barème progressif, et la résidence fiscale s'apprécie notamment à partir de la durée de présence sur le territoire.

Vie quotidienne et intégration

L'anglais, langue officielle, facilite les échanges professionnels, le pidgin nigérian servant de langue véhiculaire dans la rue. La vie sociale est dense, l'hospitalité réelle et les réseaux personnels comptent beaucoup dans les affaires. Les contraintes tiennent surtout aux temps de trajet, aux coupures d'électricité et aux précautions de sécurité, variables d'un Etat à l'autre. Les associations d'expatriés et les chambres de commerce bilatérales facilitent les premiers contacts, et l'inscription au registre des Français établis hors de France auprès du consulat permet de recevoir les informations de sécurité.