Climat du Nigeria
Gradient climatique du sud au nord
Le Nigeria se répartit en quatre grands types climatiques qui se succèdent régulièrement du littoral vers les marges sahéliennes. Le sud relève d'un climat de mousson tropicale, chaud et très humide toute l'année. Le centre connaît un climat tropical à saison sèche marquée. Le nord bascule dans un régime semi-aride, tandis que l'extrême nord-est présente des traits sahéliens affirmés. Cette organisation en bandes latitudinales commande la végétation, l'agriculture et le rythme de vie des populations.
Répartition des précipitations
Les contrastes pluviométriques comptent parmi les plus forts d'Afrique de l'Ouest. Le sud, notamment le delta du Niger et la région de Calabar, reçoit plus de 4 000 millimètres de pluie par an. La zone centrale se situe entre 1 100 et 2 000 millimètres. Le nord sahélien ne recueille que 400 à 650 millimètres, avec une forte irrégularité d'une année sur l'autre. Cet écart explique la coexistence de cultures de plantation dans le sud et d'un élevage transhumant dans le nord.
Saison des pluies et saison sèche
La mousson atlantique progresse du sud vers le nord de février à juin, puis se retire en sens inverse à partir de septembre. Le sud connaît de ce fait une saison humide très longue, souvent interrompue par une brève accalmie en août, alors que le nord ne dispose que de 3 à 4 mois pluvieux. La couverture nuageuse de la saison des pluies abaisse légèrement les températures, ce qui rend cette période moins étouffante que les semaines qui la précèdent.
Harmattan et poussières sahariennes
De décembre à mars, un vent continental sec venu du Sahara, l'harmattan, balaie une grande partie du territoire. Il abaisse fortement l'humidité de l'air, charge l'atmosphère de poussières et réduit la visibilité, au point de perturber régulièrement le trafic aérien. Les amplitudes thermiques journalières deviennent alors importantes dans le nord, où les nuits peuvent être fraîches alors que les après-midi restent très chaudes.
Vulnérabilité climatique
Le pays cumule plusieurs formes d'exposition aux évolutions du climat. Le lac Tchad, au nord-est, a vu sa surface se réduire considérablement depuis les années 1960, ce qui affecte la pêche et les cultures de décrue. Les inondations saisonnières le long du Niger et de la Bénoué provoquent des déplacements de population, tandis que l'érosion côtière menace les quartiers bas de Lagos et les villages du delta.