Investir au Nigeria
Cadre d'accueil des capitaux étrangers
La Commission nigériane de promotion des investissements, agence fédérale instituée par la loi codifiée au chapitre N117 de 2004, coordonne l'accueil des projets et la promotion du pays auprès des investisseurs. Toute société constituée au Nigeria avec une participation étrangère doit s'y enregistrer avant de démarrer son activité. Un guichet unique, le One Stop Investment Centre, rassemble à Abuja les principales administrations concernées par les formalités d'installation.
Détention du capital et secteurs réservés
La législation autorise la détention intégrale du capital d'une société nigériane par des non-résidents, hors des activités figurant sur une liste négative qui recouvre notamment l'armement, les munitions, les stupéfiants et les uniformes militaires et paramilitaires. Certaines branches réglementées, dont la banque, l'assurance, les hydrocarbures, l'aviation et les télécommunications, imposent des agréments sectoriels et des capitaux minimaux propres.
Rapatriement des fonds
Les capitaux apportés de l'étranger doivent transiter par une banque agréée, qui délivre un certificat d'importation de capital. Ce document conditionne le rapatriement ultérieur des dividendes, des intérêts et du produit d'une cession, une fois les obligations fiscales acquittées. L'unification des taux de change intervenue en juin 2023 a simplifié l'accès aux devises, après plusieurs années de contrôle administratif et de marché parallèle actif.
Régimes incitatifs
Le statut de pionnier, accordé à des entreprises exerçant dans des activités désignées, ouvre droit à une exonération d'impôt sur les bénéfices de 3 ans, susceptible d'être prolongée. Les zones franches d'exportation, placées sous l'autorité des agences fédérales compétentes et présentes notamment à Lekki, à Onne et à Calabar, offrent des régimes douaniers et fiscaux particuliers. Des incitations sectorielles existent par ailleurs dans l'agro-industrie, le gaz et les infrastructures.
Facteurs de risque à documenter
Plusieurs contraintes structurelles sont régulièrement signalées par la Banque mondiale et par les chambres de commerce. L'irrégularité de la fourniture électrique conduit la plupart des sites à s'équiper en production autonome. La logistique portuaire et routière allonge les délais. L'insécurité affecte inégalement le territoire, avec des situations particulièrement dégradées dans le nord-est et le nord-ouest. La volatilité passée du naira et l'inflation, encore proche de 23 % en 2025, pèsent sur les plans d'affaires. Ces éléments relèvent d'une étude préalable propre à chaque projet et à chaque secteur.