Exporter au Nigeria
Débouché ouest-africain
Avec une population estimée à 237,5 millions d'habitants en 2025 et une classe urbaine en expansion, le Nigeria constitue le premier marché de consommation d'Afrique de l'Ouest. Ses importations portent principalement sur les carburants, le blé, le sucre et les biens d'équipement. La Chine en fournissait 31,2 % en 2025, devant les États-Unis avec 9,3 % et les Pays-Bas avec 8,8 %.
Régime douanier
Le pays applique le tarif extérieur commun de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, structuré en cinq bandes allant de zéro à 35 % selon la nature des marchandises. Des prélèvements additionnels s'ajoutent aux droits de douane pour certaines catégories. La taxe sur la valeur ajoutée s'établit à 7,5 % depuis 2020. Le service des douanes nigérian publie par ailleurs une liste de produits dont l'importation est prohibée, révisée périodiquement et destinée à protéger des filières locales.
Formalités préalables
Toute opération d'importation d'un montant significatif suppose l'ouverture d'un formulaire M auprès d'une banque agréée, via le portail commercial électronique, avant l'expédition. Les marchandises réglementées relèvent du programme d'évaluation de la conformité de l'organisme national de normalisation, qui délivre un certificat exigé au dédouanement. Les denrées alimentaires, les médicaments, les cosmétiques et les dispositifs médicaux nécessitent en outre un enregistrement auprès de l'agence nationale chargée de leur contrôle.
Infrastructures portuaires
Les ports d'Apapa et de Tin Can Island, à Lagos, concentrent l'essentiel du trafic conteneurisé, avec des phénomènes de congestion documentés de longue date. Le port en eau profonde de Lekki, entré en service en 2023, accroît la capacité d'accueil des grands navires. Onne dessert principalement l'industrie pétrolière et Calabar le sud-est. L'acheminement terrestre depuis Lagos reste un poste de coût et de délai significatif.
Paiements et cadre régional
L'unification des taux de change de juin 2023 a facilité l'accès aux devises pour le règlement des importations, après plusieurs années de rationnement administratif. Le crédit documentaire demeure fréquent pour les premières opérations. Le Nigeria participe à la zone de libre-échange continentale africaine, dont le déploiement progressif modifie les conditions d'accès au marché pour les marchandises originaires du continent.